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What’s left in Bali

What’s left in Bali

Hormis quelques notions sur la musique traditionnelle balinaise et l’incontournable gamelan, nous n’avions pas vraiment d’idée à propos de l’identité musicale de Bali, et plus largement de l’Indonésie.
Notre contact chez Deezer à Singapour nous avait donné quelques pistes, comme le punk indonésien, très vivace, incarné, entre autres, par le groupe « Superman is Dead ». Puis, elle nous avait mis en relation avec un guitariste balinais, Balawan, qui s’est prêté à notre jeu, dans son studio de Denpasar.
Riva, le représentant du label, est venu spécialement de Djakarta. Il nous guide à scooter dans le dédale de rues de Denpasar. Le trafic, ici, n’a rien à envier au périphérique parisien à une heure de pointe.
Mélange de jazz et de fusion, la musique de Balawan mêle avec la virtuosité de sa guitare à deux manches deux univers musicaux. Interrogation ou nostalgie ? Le titre de sa composition « What’s left in Bali » rejoint ce drôle de sentiment que nous avons depuis notre arrivée à Bali d’une île en recherche d’identité. A moins que cette musique ne reflète une nouvelle réalité, teintée d’occident, édulcorant progressivement une culture insulaire traditionnelle et ancienne ?

Aray, alias Ray D’Sky, nous confirme cette évolution forte de la société indonésienne, renforcée par l’accès à Internet des jeunes générations. Aujourd’hui, on écoute tous les tubes internationaux, on télécharge les titres qu’on aime. Cela a permis à de nouveaux artistes d’émerger. Le marché de la musique est en plein boom, nous confirme Riva, le représentant du label.

Justement. Nous avons rencontré Ray sur Internet et l’avons aimé pour ses faux-airs de Ben Harper et ses chansons au flegme de Jack Johnson. A peine contacté, il a aussitôt accepté de venir de Djakarta sur Bali pour nous rencontrer. Drôle de hasard, Riva est également son manager.
Ray choisit de reprendre la chanson ‘Drugs don’t work » de The Verve. Référence à ses années « folles » de jeunesse, nous explique-t-il. La voix du matin est encore un peu cassée, mais on se laisse aller à la sincérité brute de son interprétation ainsi qu’à celle de son titre « Today« .

D’autres titres de ces deux artistes seront disponibles dans quelques semaines sur le mini-site de Deezer, le partenaire musical de notre voyage. Celui-ci est accessible depuis notre blog ou depuis l’adresse : www.deezer.com/fr/app/alittlemusicworldtour

 

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