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Où est Krishna ?

Où est Krishna ?

Notre semaine aura été bercée par l’atmosphère douce de Pondichéry, les baignades dans le Golfe de Bengale et la découverte d’Auroville, cette cité créée en 1968 par la Mère autour d’un idéal cosmopolite et universel et connue pour son Matrimandir, sorte de Géode dorée, et lieu sacré de méditation des aurovilliens. Le commun des touristes ne peut que l’observer de l’extérieur.

nina
C’est Nina, une aurovilienne, fraîchement adoubée par la communauté des 2000 habitants qui nous y accueille, après que nous l’avons rencontrée lors d’un déjeuner chez un couple d’Indiens, Anupama et Kannan. Nina fait partie des quelques 900 Indiens établis à Auroville. Nous lui posons de nombreuses questions sur les raisons qui l’ont conduite à s’y installer. Elle a vécu dix ans aux Etats-Unis, y a obtenu son doctorat d’écologie et y a travaillé quelques temps. Elle nous parle de son envie de revenir en Inde, puis de sa déception. La société a évolué extrêmement vite, dans un sens consumériste qu’elle n’a pas reconnu à son retour. Elle a ensuite voyagé en Inde, en Asie du sud-est, puis a découvert Auroville et s’y est trouvé bien. Il y a quelques mois, elle a été officiellement été acceptée en tant que « Newcomer », après une période probatoire d’un an. Elle réside dans le secteur dédié à la reforestation et à côté de son travail, participe à l’animation du Cinéma Paradiso ainsi qu’à une cellule d’intégration des artistes en résidence d’Auroville.
Nina nous donne des contacts de musiciens sur Auroville que nous pouvons essayer de rencontrer. Nous rendons visite à Aurelio, autrichien, qui est à la tête de l’atelier d’instruments de musique d’Auroville. Un de ses ouvriers tamouls nous fait la visite de l’atelier. Puis, se pose devant la déesse de la musique, Sarasvati, pour nous offrir un chant de moissons tamoul.
 

Aurelio, lui aussi, veut nous chanter quelque chose. Il nous donne quelques contacts supplémentaires de musiciens susceptibles de nous intéresser et de s’intéresser à notre projet.

Nous revenons en fin de semaine à Auroville, cette fois, avec une réservation dans une guest house tenue par un Français, André, un vieux de la vieille, barbe blanche et cheveux longs de rigueur, ainsi qu’une location de mobylette, car les distances sont grandes.
Commence alors un grand jeu de pistes qui ravit Miles, heureux de pouvoir à son tour actionner un klaxon sur les pistes d’Auroville. Car les distances sont longues entre les communautés aux noms souvent mystiques : certitude, fertile, solitude.

 

mobylette
A la Solar Kitchen, nous rencontrons Caroline, une Française établie depuis treize ans qui donne des cours de chant méditatif. Elle-même nous conseille d’aller voir Krishna, un Anglais, leader d’un groupe de fusion indien, Emergence, qui a visiblement une petite réputation derrière lui.
On le rencontre donc dans sa ferme de Solitude, en costume traditionnel tamoul, pagne et turban autour de la tête, et au milieu de sa famille indienne. On lui demande s’il serait prêt à chanter pour nous, il hésite, mais il surveille un chantier, ce n’est pas le moment, mais peut-être plus tard. Krishna nous conseille d’aller voir François, un violoniste-clarinettiste. François habite Fertile, nous le trouvons sur le chantier de sa cabane en bois, on discute quelques minutes, il nous parle d’autres personnes. On repmahduart sur notre mobylette qui peine à présent dans les côtes.
Le jeu de pistes nous entraîne finalement le lendemain sur la moto de Madhu, rencontré à un concert. Il fait partie d’une formation de percussions qui parcourt l’Inde en jouant avec les populations rencontrées. Il habite un village voisin d’Auroville et travaille dans un centre culturel où il nous amène. Nous sommes quatre sur la moto. En Inde, rien d’impossible. Comme pour Fred de suivre les rythmes de ce petit groupe d’adolescents répétant des rythmes traditionnels indiens sur des pneus et en tapant frénétiquement le sol.
 

 
Départ ensuite pour Chennai, quatrième ville indienne, mais étape incontournable de notre séjour indien, puisque qu’elle est connue pour être la capitale de la musique et de la danse.

 

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