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Five Hundred Miles

Five Hundred Miles

Dès notre arrivée, Luang Prabang nous invite au rythme pacifique des novices et des moines bouddhistes qui arpentent ses rues aux mille wats. La ville est une petite perle nichée entre le coude du Mékong avec la rivière Khan.

 

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Bien sûr, on y croise de nombreux touristes, en majorité français, comme ceux rencontrés au pied du stupa Phusi qui surplombe la ville. Nous nous amusons à écouter les commentaires, parfois cocasses, de nos compatriotes, en attendant que le soleil disparaisse au-dessus du Mékong, avant l’explosion de clichés numériques de 17h 35. Nous sommes parmi au moins cent-cinquante touristes venus immortaliser l’instant. Évidemment, nous avons tous suivi les mêmes conseils des mêmes guides touristiques.

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Cela étant, le retour au tourisme massif n’enlève en rien au charme de la ville où nous retrouvons, le temps d’une semaine, des semblants de vie sédentaire.
Miles est autorisé à emprunter des livres à la bibliothèque de l’Institut Français et s’offre des séances orgiaques de lecture de bandes-dessinées.

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Le soir, nous retrouvons traditionnellement – et avec grand plaisir – les gnous (Cf. Thaïlande, village du monde), retrouvés au bout de quelques jours. Nous avons nos adresses de meilleure pâtisserie, meilleur café, meilleure crêpe ou meilleure baguette. S’il y a bien un domaine où la présence française semble avoir laissé des traces, c’est bien celui de l’art culinaire.

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Notre semaine se déroule donc au rythme tranquille des balades en bicyclette dans les villages alentours, des baignades dans les eaux turquoise des cascades, des traversées en barque du Mékong et des des tartelettes au citron. Il nous ferait presque oublier notre quête de musiciens. Car, au fil des jours, nous constatons la difficulté à les trouver. Pas de musique de rue, hormis un violon grinçant sur le marché de nuit. Nous apprenons qu’elle n’est pas autorisée, sans en connaître les motifs, le régime communiste laotien semble bien plus permissif que celui de son voisin chinois. Et puis, surtout, le Laos, petit pays enclavé, est arrosé par le marché musical de sa grande sœur thaï. Ici, on écoute des chansons pop acidulées, les mêmes que nous entendions à Bangkok.

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Nous nous apprêtons à rejoindre Vientiane bredouille, lorsqu’au hasard d’une balade à vélo et d’un chemin de traverse dans les faubourgs de Luang Prabang que nous découvrons la Music for everyone School,  Nous sommes reçus par Max, son directeur. L’association accueille toute la semaine plusieurs dizaines de jeunes des alentours, enfants et adolescents, met à leur disposition des instruments, guitares, batteries et claviers. Des bénévoles animent des cours collectifs. Le tout gratuitement.
Dans le pavillon lao, des accords de ukulélé croisent les répétitions de batterie. Quelques élèves ont accepté de jouer des morceaux pour nous. Les voix sont timides, les accords encore imprécis, mais l’enthousiasme est communicatif.

 

 

 
Comme depuis le début de notre voyage, nous constatons que la vie sédentaire ne nous convient qu’un temps. La route nous appelle, nous visons la capitale Vientiane, puis le sud.
Five Hundred Miles.
Away from home.
 

1 Comment

  1. Fred dit :

    Coucou la famille !
    Superbes photos, vidéos, récits, … j’ai vraiment plaisir à vous lire et à suivre vos aventures. Fred, tes montages sont toujours extra et la chanson « 500 Miles » nous invite au voyage. Profitez bien, ici il fait gris et froid !