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En la ruta de los Andes

En la ruta de los Andes

Les amis de nos amis sont nos amis.
Nous avons pu vérifier l’exactitude de l’équation en posant nos valises à Santiago. La capitale est loin de posséder le charme tranquille de Valparaiso, à deux heures de route de là. Encaissée entre les montagnes, loin de la mer, elle accumule bouchons et pollution. Et près de la moitié de la population chilienne. Il fait chaud ; les déplacements en bus ou en métro sont longs, l’atmosphère moite des rames rappelle celle d’un jour de canicule à Paris. C’est la rentrée, et la ville fonctionne déjà à plein régime.

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Depuis le quinzième étage de l’immeuble où nous avons trouvé un studio pour la semaine, nous trouvons du calme, malgré quelques secousses sismiques, et profitons des magnifiques ciels couchants qui transfigurent la ville pendant quelques minutes. A vrai dire, le charme est aussi en bas. Au Parque ForestalMiles fonce à travers les allées sur une voiture à pédale, au milieu des stands de barbe-à-papa et des vendeurs de glaces.

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Dans le petit restau d’Arthur, un ami de fanfare de Fred. Nom chilien, El Barisino, pour une cuisine française généreuse, au milieu d’un paysage culinaire un peu désertique. Arthur, justement. Lorsque nous recherchions des contacts d’écoles au Chili, il a envoyé un message à quelques-uns de ses amis. La bouteille à la mer est parvenue jusqu’à Felipe. Avant même notre départ, il nous a contacté et parlé du Colegio Etievan où il est luthier et enseigne la musique. Sans même nous connaître, Felipe a insisté pour que son école nous accueille, même pour trois jours. Nous sommes à nouveau en pleine période de rentrée scolaire ; les professeurs – on le comprend – sont réticents à accueillir des intervenants dès la première semaine de classe.

Felipe nous reçoit chez lui, on a l’impression de se connaître depuis longtemps. Le voyage est un extraordinaire accélérateur d’amitié ; sa maison, un paradis pour musicien. Entre les instruments venus des quatre coins du monde et les vinyles qu’il nous fait écouter. La passion de Felipe pour la musique est contagieuse. La complicité immédiate que nous avons avec lui nous accompagne pendant les trois jours de notre intervention.

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Peu importe si Peggy ne parle pas espagnol, Fred jouera les interprètes. Miles trouve enfin avec qui partager sa passion du foot. Les enfants débordent d’envie et d’énergie, soutenus par Bernardita, leur enseignante, qui chante et danse avec eux. Felipe sort sa flûte et la chanson du pingouin des Andes prend miraculeusement forme. Comme Pepe le pingouin, imaginé par les enfants, et qui rêve de voler comme un condor.

Premières notes du chapitre andin que nous nous apprêtons à entamer en compagnie de Dominique, la mère de Fred, arrivée en début de semaine au Chili. Nous coiffons le sombrero et partons à l’attaque des hautes altitudes, vers le nord du pays.

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