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De l’Inde à Bali

De l’Inde à Bali

Drôle de contraste dès notre arrivée à Bali. Et premières expériences de voyageurs au long cours, passant en l’espace de quelques heures d’un pays, devenu familier, à un autre, inconnu.

Nous quittons donc l’étouffante Chennai pour Denpasar. Au lieu de trouver le calme espéré, nous mettons une bonne heure à sortir de l’aéroport, puis une autre à traverser Kuta, le quartier de front de mer. Ici, le trafic est à peu près aussi intense qu’en Inde, les klaxons en moins. Mais, loin de l’authenticité indienne, les grandes chaînes, Mc Donald’s, KFC et Starbucks en tête, ont investi massivement le paysage. Échoppes de souvenirs, cafés branchés, hypermarché Carrefour : tout est fait ici pour que le touriste occidental retrouve rapidement ses repères. La plage et les cocotiers en plus. Nous séjournons un peu en retrait de cette étrange ambiance, dans les rizières, au hasard desquelles on devine de luxueuses villas pour touristes argentés.

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Contraste à nouveau, lors de notre arrivée à l’école Montessori de Bali qui nous accueille pour la semaine. Au lieu des 800 enfants indiens, ce sont soixante élèves qui évoluent à leur rythme, dans un cadre idyllique, piscine incluse. La plupart sont des enfants d’expatriés sur l’île.
Et petit choc, puisque l’on nous confie la responsabilité d’une vingtaine d’enfants, répartis sur trois niveaux, sans la présence d’aucun encadrant.Bali school
Bali school

Nous luttons, surtout les premiers jours, pour obtenir leur attention ; nous multiplions les jeux, avec des résultats plus ou moins convaincants. Et pourtant, les enfants nous réservent des petits moments de grâce, au milieu de l’éparpillement, comme cette chanson enregistrée spontanément lors de la première séance.


Après une délibération houleuse, les enfants choisissent comme animal l’étourneau de Rotschild (en anglais Bali Starling), espèce endémique de Bali, très fortement menacée d’extinction. L’occasion d’orienter le texte des enfants vers une (modeste) réflexion sur l’environnement et la nécessité de préserver l’île. Nous agrémentons la chanson de quelques instruments locaux, flûte et angklung, prêtés par le professeur d’indonésien de l’école.

 


Hormis quelques traversées insupportables de Kuta, point de circulation incontournable, nous nous laissons aller progressivement, à trois sur notre scooter, à la douceur de vivre balinaise, incarnée par les musiciens qui nous sont présentés (voir prochain article), ses traditions qu’on devine derrière les portes des temples ou en se perdant dans les quartiers populaires de Denpasar. Nous abordons notre deuxième semaine avec l’envie de dépasser l’image trop lisse de carte postale que nous avons eue jusqu’ici. Départ demain pour Ubud et les montagnes.

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